Syndrome du canal carpien
Le
syndrome du canal carpien est le problème de santé qui s'est classé au
premier rang des maladies occupationnelles pour les années 1990. Les
mouvements manuels répétitifs, de grande amplitude, effectués dans des
positions stressantes ou requérant des forces musculaires importantes sont
des facteurs de risque pour développer le syndrome du canal carpien.
Les travailleurs les plus susceptibles d’en souffrir sont les opérateurs
d'ordinateurs, les secrétaires, les emballeurs, les caissiers, les
travailleurs de chaînes d'assemblage, les bouchers, les travailleurs de la
construction, les briqueteurs, les massothérapeutes, etc.
Le
canal carpien est un cylindre inextensible formé d’os et de ligaments,
situé du côté de la paume, au niveau du poignet. Ce
canal est limité en arrière par les os du carpe et en avant par le ligament
transverse du carpe (carpal tunnel ligament). Le
territoire sensitif du nerf médian couvre, du côté de la paume de la main,
la zone représentée en mauve sur l'image ci-dessous.
Du côté du dos de la main, il reçoit l’information provenant des
deux dernières phalanges du pouce, de l’index, du majeur et de la moitié
adjacente de l’annulaire(1).

Plusieurs facteurs mécaniques
et chimiques peuvent irriter le nerf médian dans sa traversée du canal
carpien (compressions, tractions, inflammation,…).
Outre la compression du nerf au poignet, il existe d’autres formes
d’irritation mécanique du nerf qui sont souvent négligées.
Parmi celles-ci: la compression du nerf au coude par le muscle rond pronateur,
la traction du nerf par des adhésions sur des muscles et des fascias de
l’avant-bras, du bras, de l’épaule et de la région cervicale.
Le syndrome de compression double est
une cause au syndrome du canal carpien qui est généralement acceptée dans le
milieu médical. Celui-ci
s'explique par le fait que la présence d’une compression près de la naissance du nerf
affecte le métabolisme
du nerf, perturbe ses mécanismes de transport de nutriments et rendent ainsi
le segment distant plus vulnérable.
Symptômes
Les
symptômes associés au syndrome du canal carpien sont de la douleur à
l’avant-bras et à la main, des engourdissements à la main, des pertes de
force de préhension (difficulté à tenir un verre dans la main), des
sensations de brûlure, des douleurs la nuit qui réveillent...
Ces sensations obligent à bouger la main pour se soulager.
Typiquement, les
engourdissements et douleurs sont nocturnes, réveillent et obligent à se
lever. Elles peuvent apparaître
seulement au petit matin ou se répéter plusieurs fois dans la nuit. Dans la journée, les symptômes peuvent être déclenchés
par certains mouvements ou encore par des positions prolongées comme téléphoner,
lire le journal, conduire, coudre, tricoter.
Des activités manuelles professionnelles ou de loisirs, habituelles ou
non, mais intenses, ont parfois été réalisées dans les semaines ou les
mois précédant l’apparition du syndrome.
Afin de bien comprendre
la portée du traitement qui est effectué par les docteurs Cantin et Petit,
il faut être en mesure de bien comprendre les raisons qui amènent le développement
d’une telle lésion. Ainsi, une
explication du développement des blessures s’avère nécessaire.
Cycles
des lésions aux tissus mous
Lors d’un traumatisme,
une partie des tissus mous (muscles, ligaments, fascias, tendons) se
déchire,
déclenchant ainsi une cascade de réactions dans le corps, notamment le mécanisme
inflammatoire et celui de la coagulation. Tous les deux ont un rôle bien précis dans la récupération
des tissus lésés. Toutefois,
lorsque plusieurs traumatismes se succèdent, le corps ne dispose pas
suffisamment de temps pour récupérer. Ceci
amène une accumulation plus importante de fibrine (composante principale des
cicatrices) au site de la blessure et contribue directement à la formation
d’adhésions des tissus myofasciaux ou, plus simplement, de ponts de
cicatrices entre des tissus normalement indépendants les uns des autres.
Les muscles blessés deviennent alors remplis de cicatrices et d'adhésions et
perdent alors leur souplesse et leur habilité à résister aux tâches
difficiles qui leur sont souvent demandées.
C'est ainsi, que le cycle des lésions aux tissus mous s'enclenche.
Tel qu’expliqué
ci-haut, le cycle des lésions aux tissus mous s’initie le plus souvent par
la répétition de traumatismes. Les
mouvements exécutés ou les contraintes successives subies par notre corps se
traduisent par de la friction, de la pression, de la tension et des micro-déchirures
qui se manifestent par une contracture musculaire (contraction musculaire
importante, involontaire et soutenue).
Or, le muscle est un enchevêtrement de fibres musculaires qui sont
nourries par des capillaires. Lorsqu’une
contracture persiste, la circulation sanguine locale est perturbée.
La fibre musculaire peut alors difficilement se relâcher, car pour se décontracter
elle a besoin d’une source d’énergie, laquelle lui est fournie par
l’apport sanguin. La contracture est alors maintenue.
De
plus, la mauvaise
circulation qui découle de cette contracture contribue à augmenter la quantité de déchets métaboliques dans
cette région du muscle. Cette
accumulation de déchets métaboliques a pour effet d’entraîner une réaction
inflammatoire locale qui, elle-même s’établit lentement puisque la
circulation sanguine est considérablement
restreinte. Cette même
restriction de la circulation sanguine explique pourquoi les
anti-inflammatoires sont relativement peu efficace contre ce type de blessures
chroniques, car ils peuvent difficilement atteindre leur cible.
L’inflammation locale
et l’activation de la fibrine pour la réparation des micro-déchirures
musculaires mènent à la formation d’adhésion entre l’enveloppe
musculaire (le fascia) et le muscle (myo) lui-même d’où l’appellation
adhésion myofasciale.
La contracture
musculaire associée aux adhésions myofasciales porte le nom de point gâchette
myofascial. Cette entité
contribue à affaiblir le muscle et celui-ci subit de plus en plus de
contrainte à mesure que les traumatismes se répètent.
C’est ainsi que se perpétue le cercle vicieux du cycle des blessures
aux tissus mous.
Lien avec le
syndrome du canal carpien
Quel est le lien entre
le syndrome du canal carpien et les adhésions myofasciales ?
C'est que les tensions qui se développent dans les tissus mous de l’avant-bras
contribuent à comprimer le nerf médian.
Voici donc une description anatomique concernant le trajet du nerf médian.
En pénétrant dans
l’avant-bras, le nerf médian passe d’abord sous l’expansion aponévrotique
du biceps, puis traverse le rond pronateur entre sa portion
superficielle et profonde pour finalement se glisser sous l’arcade du
fléchisseur superficiel des doigts.
Chez plusieurs patients,
la présentation d’une compression au rond pronateur est tellement imprécise
qu’elle conduit à des chirurgies inutiles de décompression du nerf médian
au canal carpien ou mène à conclure à un phénomène de somatisation.
Pourtant dans la plupart des cas, des adhésions myofasciales présentes
au rond pronateur et au fléchisseur superficiel des doigts sont responsables
de la compression et de la traction subie par le nerf et, par extension, des
engourdissements.
Un autre effet observé
est la rétraction du fascia de l’avant bras qui provoque une traction sur
le ligament transverse du carpe, lequel contribue à son tour à comprimer le
nerf médian lors de son passage dans le canal carpien.
En plus des contraintes
mécaniques qu’elles imposent, les adhésions myofasciales contribuent à
perturber la micro-circulation aux muscles et au nerf médian.
Ceci peut se répercuter par une pseudo-neuropathie périphérique résultant
d’une diminution de l’apport sanguin au nerf.
Comme mentionné précédemment,
les adhésions myofasciales sont très fréquentes et contribuent à
l’apparition de la symptomatologie du syndrome du canal carpien.
Lorsque les adhésions myofasciales sont rompues, le corps récupère
et le problème disparaît.
Traitement
par la thérapie manuelle
La
thérapie pour le relâchement des adhésions myofasciales est une
approche qui utilise des étirements manuels produisant des effets sur les
tissus mous du corps, restaurant ainsi leur fonction normale et éliminant la
douleur.
Les techniques
de relâchement des adhésions myofasciales sont employée
sur l’ensemble des structures du membre supérieur susceptible de provoquer
une compression ou une traction sur le nerf médian. Lors de leur intervention, les docteurs Cantin et Petit
explorent le trajet du nerf de son origine cervicale jusqu’à sa terminaison
au bout des doigts à la recherche d’adhésions myofasciales et de points gâchettes
myofasciaux. Une
attention particulière est portée à l’avant-bras.
Une fois
les zones identifiées, le traitement est prodigué à l’aide des mains et
se déroule ainsi : une traction lente, progressive et bien appliquée
aux tissus myofasciaux procure une sensation d’étirement et de chaleur.
En effet, une réponse des vaisseaux sanguins augmente la circulation à
la région traitée, ce qui augmente aussi le drainage lymphatique des déchets
métaboliques, réaligne les tissus et, effet essentiel, régularise le mécanisme
sensitif qui est responsable de la contracture musculaire.
Les docteurs Pascal Cantin et Jean-François Petit de la Clinique
Chiropratique 85 Bellehumeur vous offrent dès aujourd’hui la possibilité
de vous guérir de ce mal qui vous afflige. Pour de plus amples
renseignements ou pour un rendez-vous, n'hésitez
pas à nous contacter.
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