Clinique Chiropratique BelleHumeur
Dr Pascal Cantin, DC
Dr Elsa Crégheur, DC

 

Syndrome du canal carpien

Le syndrome du canal carpien est le problème de santé qui s'est classé au premier rang des maladies occupationnelles pour les années 1990.  Les mouvements manuels répétitifs, de grande amplitude, effectués dans des positions stressantes ou requérant des forces musculaires importantes sont des facteurs de risque pour développer le syndrome du canal carpien.  Les travailleurs les plus susceptibles d’en souffrir sont les opérateurs d'ordinateurs, les secrétaires, les emballeurs, les caissiers, les travailleurs de chaînes d'assemblage, les bouchers, les travailleurs de la construction, les briqueteurs, les massothérapeutes, etc. 

Le canal carpien est un cylindre inextensible formé d’os et de ligaments, situé du côté de la paume, au niveau du poignet.  Ce canal est limité en arrière par les os du carpe et en avant par le ligament transverse du carpe (carpal tunnel ligament).  Le territoire sensitif du nerf médian couvre, du côté de la paume de la main, la zone représentée en mauve sur l'image ci-dessous.  Du côté du dos de la main, il reçoit l’information provenant des deux dernières phalanges du pouce, de l’index, du majeur et de la moitié adjacente de l’annulaire(1).

Plusieurs facteurs mécaniques et chimiques peuvent irriter le nerf médian dans sa traversée du canal carpien (compressions, tractions, inflammation,…).  Outre la compression du nerf au poignet, il existe d’autres formes d’irritation mécanique du nerf qui sont souvent négligées.  Parmi celles-ci: la compression du nerf au coude par le muscle rond pronateur, la traction du nerf par des adhésions sur des muscles et des fascias de l’avant-bras, du bras, de l’épaule et de la région cervicale.

Le syndrome de compression double est une cause au syndrome du canal carpien qui est généralement acceptée dans le milieu médical.  Celui-ci s'explique par le fait que la présence d’une compression près de la naissance du nerf affecte le métabolisme du nerf, perturbe ses mécanismes de transport de nutriments et rendent ainsi le segment distant plus vulnérable.

 

Symptômes

Les symptômes associés au syndrome du canal carpien sont de la douleur à l’avant-bras et à la main, des engourdissements à la main, des pertes de force de préhension (difficulté à tenir un verre dans la main), des sensations de brûlure, des douleurs la nuit qui réveillent...  Ces sensations obligent à bouger la main pour se soulager. 

Typiquement, les engourdissements et douleurs sont nocturnes, réveillent et obligent à se lever.  Elles peuvent apparaître seulement au petit matin ou se répéter plusieurs fois dans la nuit.  Dans la journée, les symptômes peuvent être déclenchés par certains mouvements ou encore par des positions prolongées comme téléphoner, lire le journal, conduire, coudre, tricoter.  Des activités manuelles professionnelles ou de loisirs, habituelles ou non, mais intenses, ont parfois été réalisées dans les semaines ou les mois précédant l’apparition du syndrome.

Afin de bien comprendre la portée du traitement qui est effectué par les docteurs Cantin et Petit, il faut être en mesure de bien comprendre les raisons qui amènent le développement d’une telle lésion.  Ainsi, une explication du développement des blessures s’avère nécessaire.

 

Cycles des lésions aux tissus mous

Lors d’un traumatisme, une partie des tissus mous (muscles, ligaments, fascias, tendons) se déchire, déclenchant ainsi une cascade de réactions dans le corps, notamment le mécanisme inflammatoire et celui de la coagulation.  Tous les deux ont un rôle bien précis dans la récupération des tissus lésés.  Toutefois, lorsque plusieurs traumatismes se succèdent, le corps ne dispose pas suffisamment de temps pour récupérer.  Ceci amène une accumulation plus importante de fibrine (composante principale des cicatrices) au site de la blessure et contribue directement à la formation d’adhésions des tissus myofasciaux ou, plus simplement, de ponts de cicatrices entre des tissus normalement indépendants les uns des autres.  Les muscles blessés deviennent alors remplis de cicatrices et d'adhésions et perdent alors leur souplesse et leur habilité à résister aux tâches difficiles qui leur sont souvent demandées.  C'est ainsi, que le cycle des lésions aux tissus mous s'enclenche.

Tel qu’expliqué ci-haut, le cycle des lésions aux tissus mous s’initie le plus souvent par la répétition de traumatismes.  Les mouvements exécutés ou les contraintes successives subies par notre corps se traduisent par de la friction, de la pression, de la tension et des micro-déchirures qui se manifestent par une contracture musculaire (contraction musculaire importante, involontaire et soutenue).  Or, le muscle est un enchevêtrement de fibres musculaires qui sont nourries par des capillaires.  Lorsqu’une contracture persiste, la circulation sanguine locale est perturbée.  La fibre musculaire peut alors difficilement se relâcher, car pour se décontracter elle a besoin d’une source d’énergie, laquelle lui est fournie par l’apport sanguin.  La contracture est alors maintenue.

De plus, la mauvaise circulation qui découle de cette contracture contribue à augmenter la quantité de déchets métaboliques dans cette région du muscle.  Cette accumulation de déchets métaboliques a pour effet d’entraîner une réaction inflammatoire locale qui, elle-même s’établit lentement puisque la circulation sanguine est  considérablement restreinte.  Cette même restriction de la circulation sanguine explique pourquoi les anti-inflammatoires sont relativement peu efficace contre ce type de blessures chroniques, car ils peuvent difficilement atteindre leur cible.

L’inflammation locale et l’activation de la fibrine pour la réparation des micro-déchirures musculaires mènent à la formation d’adhésion entre l’enveloppe musculaire (le fascia) et le muscle (myo) lui-même d’où l’appellation adhésion myofasciale.

La contracture musculaire associée aux adhésions myofasciales porte le nom de point gâchette myofascial.  Cette entité contribue à affaiblir le muscle et celui-ci subit de plus en plus de contrainte à mesure que les traumatismes se répètent.  C’est ainsi que se perpétue le cercle vicieux du cycle des blessures aux tissus mous.

 

Lien avec le syndrome du canal carpien

Quel est le lien entre le syndrome du canal carpien et les adhésions myofasciales ?  C'est que les tensions qui se développent dans les tissus mous de l’avant-bras contribuent à comprimer le nerf médian.  Voici donc une description anatomique concernant le trajet du nerf médian.

En pénétrant dans l’avant-bras, le nerf médian passe d’abord sous l’expansion aponévrotique du biceps, puis traverse le rond pronateur entre sa portion  superficielle et profonde pour finalement se glisser sous l’arcade du fléchisseur superficiel des doigts.

Chez plusieurs patients, la présentation d’une compression au rond pronateur est tellement imprécise qu’elle conduit à des chirurgies inutiles de décompression du nerf médian au canal carpien ou mène à conclure à un phénomène de somatisation.  Pourtant dans la plupart des cas, des adhésions myofasciales présentes au rond pronateur et au fléchisseur superficiel des doigts sont responsables de la compression et de la traction subie par le nerf et, par extension, des engourdissements.

Un autre effet observé est la rétraction du fascia de l’avant bras qui provoque une traction sur le ligament transverse du carpe, lequel contribue à son tour à comprimer le nerf médian lors de son passage dans le canal carpien.

En plus des contraintes mécaniques qu’elles imposent, les adhésions myofasciales contribuent à perturber la micro-circulation aux muscles et au nerf médian.  Ceci peut se répercuter par une pseudo-neuropathie périphérique résultant d’une diminution de l’apport sanguin au nerf.

Comme mentionné précédemment, les adhésions myofasciales sont très fréquentes et contribuent à l’apparition de la symptomatologie du syndrome du canal carpien.  Lorsque les adhésions myofasciales sont rompues, le corps récupère et le problème disparaît.

Traitement par la thérapie manuelle

La thérapie pour le relâchement des adhésions myofasciales est une approche qui utilise des étirements manuels produisant des effets sur les tissus mous du corps, restaurant ainsi leur fonction normale et éliminant la douleur.

Les techniques de relâchement des adhésions myofasciales sont employée sur l’ensemble des structures du membre supérieur susceptible de provoquer une compression ou une traction sur le nerf médian.  Lors de leur intervention, les docteurs Cantin et Petit explorent le trajet du nerf de son origine cervicale jusqu’à sa terminaison au bout des doigts à la recherche d’adhésions myofasciales et de points gâchettes myofasciaux.  Une  attention particulière est portée à l’avant-bras. 

Une fois les zones identifiées, le traitement est prodigué à l’aide des mains et se déroule ainsi : une traction lente, progressive et bien appliquée aux tissus myofasciaux procure une sensation d’étirement et de chaleur.  En effet, une réponse des vaisseaux sanguins augmente la circulation à la région traitée, ce qui augmente aussi le drainage lymphatique des déchets métaboliques, réaligne les tissus et, effet essentiel, régularise le mécanisme sensitif qui est responsable de la contracture musculaire.

Les docteurs Pascal Cantin et Jean-François Petit de la Clinique Chiropratique 85 Bellehumeur vous offrent dès aujourd’hui la possibilité de vous guérir de ce mal qui vous afflige.  Pour de plus amples renseignements ou pour un rendez-vous, n'hésitez pas à nous contacter


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