Clinique Chiropratique BelleHumeur
Dr Pascal Cantin, DC
Dr Elsa Crégheur, DC



Journal de Santé

Voici quelques articles que nous avons inclus dans le journal de santé de la clinique:  Santé et BelleHumeur

Vous pouvez y retrouver les sujets suivants

SACS A DOS: La colonne vertébrale de votre enfant est en jeu
La montagne russe du sucre
Comment prévenir le rhume et la grippe?
Et les antibiotiques... pour le rhume?

 

 

SACS A DOS

La colonne vertébrale de votre enfant est en jeu

Par Dr Rich P. Publié à l’origine dans le

Bulletin de l’A.I.C.P. Nov/Déc 1998

 

Nous voulons tous que nos enfants réussissent bien à l’école. Nous faisons donc en sorte qu’ils rentrent le soir avec tous leurs livres pour faire leurs devoirs. Au matin, nous nous assurons que tous les livres soient bien remis dans leurs sacs à dos pour les rapporter à l’école. Ce faisant, nous passons à côté d’une menace pour la colonne vertébrale de nos enfants qui est bien plus sinistre que n’importe quelle chute d’une balançoire.

 

Récemment, les scientifiques ont commencé à examiner les effets provoqués par le port de sacs à dos lourds remplis de livres. Ils ont découvert que porter un sac à dos lourd peut causer une menace grave pour le développement vertébral de l’enfant. Une équipe de recherche de l’Université d’Auburn a suivi 421 étudiants et a découvert que les sacs à dos portés sur une seule épaule donnent lieu à une déviation latérale de la colonne et à une épaule plus haute que l’autre. De plus, les chercheurs ont découvert que porter un sac à dos force l’enfant à pencher la tête et le thorax vers l’avant. Les scientifiques affirment que le sac à dos moyen représente 17% du poids du corps de l’enfant. Si nous faisons un parallèle avec un adulte, cela représenterait une personne de 150 livres portant un sac de 25 livres.

 

Cela expliquerait aussi pourquoi 67% des étudiants souffraient de tensions musculaires, 50% de maux de dos, 24% d’engourdissement, et 14% de douleurs aux épaules. Les chercheurs en ont conclu que les stress physiques journaliers associés avec le port d’un sac à dos sur une seule épaule altère de manière significative la posture et la démarche de l’enfant. Sanders a signalé que les orthopédistes pensent que porter un poids de manière continue peut provoquer des blessures que l’on peut attribuer à la posture forcée induite par le port du poids. Les auteurs de l’étude d’Auburn ont aussi déclaré que le problème du stress produit par le poids doit être pris au sérieux, notamment dans le cas de jeunes qui sont en pleine croissance physique et en plein développement moteur.

 

Voici les conseils à suivre pour diminuer le stress physique provoqué par le port du sac à dos:

Assurez-vous que le poids du sac ne dépasse pas 10% du poids total de l’enfant. Cela est particulièrement important pour les écoliers de 1ère à 4ème année.

Évitez les sacs à dos ou les sacs de sport à une seule courroie.

Assurez-vous que l’enfant porte le sac sur les deux épaules afin d’en répartir le poids. Cela va diminuer le stress physique de manière importante.

Faites contrôler régulièrement votre enfant par un Docteur en Chiropratique afin de détecter et corriger au plus tôt un problème vertébral ou postural potentiel.

Il est important de se souvenir que les enfants et les adolescents ont besoin de limiter le poids de leur sac à dos en fonction de leur âge, poids, niveau de développement vertébral, stade de croissance et niveau de fitness. Ce n’est qu’en étant prudent que l’on va préserver la santé de nos enfants.

 

La montagne russe du sucre

L’usage abusif de sucre raffiné peut provoquer des carences et vous priver d’une énergie précieuse en ce siècle de performance. Heureusement, ces méfaits ne sont pas nécessairement irréversibles.

I1 était une fois un petit garçon et une petite fille respectivement nommés Hansel et Gretel qui furent pris au piège à cause de leur appétit pour les sucreries. Vous rappelez-vous cette histoire d'une méchante sorcière voulant à tout prix faire grossir rapidement ces deux petits enfants pour mieux pouvoir les manger? Il est aujourd'hui bien établi que la consommation de sucre raffiné est peu profitable pour la ligne mais il y a tant d'autres insidieuses conséquences à l’usage abusif du sucre!

 

Avons-nous besoin de sucre ?

Il est vrai que l’organisme a besoin d'une certaine quantité de glucides - qui sont des sucres déjà assimilés et transformés pour les besoins caloriques, énergétiques et neurologiques de notre organisme. Par contre, si nous étions véritablement à l’écoute des besoins de notre corps, nous consommerions des produits céréaliers complets ainsi que des fruits frais ou séchés tous les jours, et à l’occasion seulement, des sucres « nobles» comme le miel, le sirop d'érable, le sucre de canne complet, un point c'est tout! Or, pour la majorité des petits Hansel et Gretel qui sommeillent en nous, l’adage «C’est ce qu'on aime le plus qui nous convient le moins» est certainement celui qui représente la majorité des gens aux prises avec un goût immodéré pour le sucre...

 

Le sucre et ses conséquences

À prime abord, mentionnons qu’il existe plusieurs problèmes reliés à la consommation de sucre. Les causes sont diverses et incluent le diabète, l'hyperinsulinisme et l'hypoglycémie. Si vous avez des doutes concernant un possible déséquilibre de votre taux de glycogène sanguin, consultez votre médecin, qui sera en mesure de le diagnostiquer.

D'autre part, l’usage abusif du sucre entraîne des dérèglements qui, à eux seuls, engendrent une foule de réactions, tant sur les plans physique qu’émotionnel. Parmi ces symptômes, mentionnons des maux de tête et des migraines, des évanouissements, des nausées et des vertiges. Du côté émotionnel, les désordres reliés à une surconsommation de sucre peuvent créer une fluctuation intense des taux de glucides de l’organisme, ce qui favorise des réactions telles que la nervosité, l’anxiété et l’angoisse, un manque de mémoire et de concentration, une sensation d'épuisement sans raison apparente et des baisses d'énergie, de l’agressivité et de l’irritabilité, etc. Autrement dit, le sucre peut modifier votre personnalité.

Il existe des explications très logiques à ces phénomènes. D'une part, le sucre est un stimulant alimentaire; il active donc le métabolisme et provoque certaines réactions en chaîne, tant sur les plans endocrinien que neurologique. En second lieu, le sucre raffiné tend à réduire la qualité de la flore intestinale, perturbant ainsi l’assimilation de plusieurs vitamines du complexe B, qui, on le sait, sont essentielles au système nerveux. Et comme le sucre laisse généralement des résidus acidifiants, son assimilation entraîne une réaction alcaline, ce qui mobilise les réserves de minéraux alcalins, tels que le calcium, le magnésium, le zinc, le potassium et les oligo-éléments déjà stockés dans l’organisme, entraînant, à long terme, l’ostéoporose.

La consommation abusive de sucre peut, à la longue, entraîner des problèmes de peau, tels que l’eczéma, le psoriasis, des fongus (champignon, pied d'athlète, vaginite, infection urinaire) et, c'est bien connu, des caries dentaires. Cette énumération ne vous enlève-t-elle pas un tant soit peu le goût du sucré?

Par Sylvie Leblanc, N.D. , adapté de Top Santé,

Supplément du magazine Lumière d’avril 1998

 

Comment prévenir le rhume et la grippe?

Chaque année, lorsque l’automne fait son apparition, on se réjouit de voir les arbres se revêtir de leurs plus beaux manteaux et on se résigne à sortir le nôtre. Toutefois, pour certaines personnes, l’arrivée de l’automne rime avec le début des infections respiratoires. Voici les éléments à surveiller pour éviter ces désagréments.

 

Mangez des fruits et des légumes

Surtout crus, ils contiennent des vitamines et minéraux anti-oxydants qui sont des alliés essentiels au système immunitaire lors d’agression virale ou bactérienne.

 

Buvez beaucoup d’eau

Durant les saisons d’automne et d’hiver, chauffer la maison rend l’air sec, ce qui accélère la déshydratation des muqueuses. Buvez de l’eau pour normaliser les sécrétions protectrices de votre corps.

 

Activez vous

La pratique régulière d’activité physique légère à modérée a pour effet de stimuler le système immunitaire. Toutefois, méfiez vous des séances quasi quotidiennes d’exercice intense. Elles produisent un stress oxydant plus grand que ce que le corps peut contrebalancer malgré un régime alimentaire sain. Elles risquent donc de réduire votre immunité.

 

Gérez votre stress

Sachez détecter les situations stressantes de votre vie et apprenez à les maîtriser ou au moins à réduire leur effet sur vous. Le stress intense augmente le niveau de l’hormone cortisol dans le sang et cette hormone réduit directement notre potentiel immunitaire. Intégrez à votre horaire des ateliers de relaxation: méditation, yoga, stretching,… Les activités qui défoulent peuvent aussi aider à gérer le stress: boxe, danse, musique,…

 

Respirez profondément

Avez-vous remarqué comment les gens obèses sont plus enclins à souffrir de bronchites ou de pneumonies quand vous n’avez qu’un simple rhume. C’est que le poids de leur abdomen rend l’élévation des côtes trop difficile lors de la respiration. Leur respiration est donc moins profonde, l’air de leurs poumons stagne

plus longtemps à l’intérieur avant d’être échangé et les micro-organismes ont plus de risque de trouver un terrain à infecter. Il a été démontré qu’en prenant successivement une quinzaine de profondes respirations, on programme notre corps à respirer plus profondément pour les quatre prochaines heures. En plus de mieux respirer, on diminue notre stress et on oxygène mieux nos cellules. N’est-ce pas merveilleux?

 

Et les antibiotiques... pour le rhume?

On ne cesse de le répéter dans les revues scientifiques et d’actualité: la plus grande menace pressentie pour la population mondiale est la multiplication de bactéries résistantes aux antibiotiques.

Ces bactéries se baignent dans les plus puissants antibiotiques comme on se détend dans un bon bain après une grosse journée de travail. Elles pourraient, sans opposition autre que celle de notre système immunitaire, envahir n’importe quand la population mondiale. Leur dévastation serait comparable à celle de la grippe espagnole du début du siècle. En fait, elle serait même plus grande puisque dans notre ère moderne, les voyages transcontinentaux en avion multiplient les échanges de maladies d’une population à l’autre.

Quel est le rapport avec le rhume et la grippe? La réponse devrait être: aucun ! Ou presque.

C’est que le rhume est une infection virale et la prise d’antibiotique dans ce cas n’a aucun effet sur le cours de la maladie. La prescription de ces médicaments n’a pour but que de prévenir une surinfection bactérienne. Pourtant, on s’en fait trop souvent prescrire pour un rhume ou encore pour d’autres infections respiratoires pour lesquelles les antibiotiques ont été prouvés inefficaces.

Par exemple, en Suède, les antibiotiques ne sont plus prescrits aux enfants qui souffrent d’otite. Une mesure de ce genre pourrait réduire ici notre consommation d’antibiotiques. Toutefois, sommes-nous prêts à changer nos habitudes?